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Contexte des Programmes Actuels de H.I.C.Les estimations actuelles montrent que 900 millions de citadins et plus d'un milliard d’habitants de secteurs ruraux vivent entassés les uns sur les autres dans des logements de mauvaise qualité, sans disposer d’eau potable en quantité suffisante, sans hygiène, sans système d’évacuation des eaux usées et de retrait des ordures (1). On estime à 1.2 milliard de personnes ceux qui n'ont toujours pas accès à l'eau potable, et à 2.4 milliards ceux qui n'ont pas accès aux services d’hygiène (2). Les guerres, l’occupation, la discrimination, les projets de développement, la privatisation et les réformes économiques ont provoqué le délogement de millions de personnes de leurs maisons et de leurs terres légitimes. Les projections démontrent que le nombre global d'habitants de bidonvilles quintuplera entre 1990 et 2020, période d’exécution des Objectifs de Développement du Millénaire --dont l’un des buts vise à améliorer de façon significative les conditions de vie de cent millions d'habitants de bidonvilles (3) . Les secteurs populaires ont développé leurs propres stratégies et mécanismes visant la satisfaction de leurs besoins essentiels. Certains groupes sociaux mènent des expériences innovatrices, des initiatives autogérées capables de relever le défi complexe de satisfaire leurs nécessités, dans une approche intégrée de gestion de leurs processus productifs, culturels, et communautaires. Les résultats les plus évidents de la lutte organisée pour la terre, le logement et les services sont des maisons, des logements et des voisinages populaires, produits et contrôlés sous la supervision directe des organisations sociales et des communautés. Pour les pauvres, le problème de logement ne peut être résolu par l’augmentation du stock de logements, augmentation mesurée en termes de quantité de logis disponibles, par exemple, ou de secteurs de nouveaux logements ou de longueurs de tuyauterie. La lutte pour le logement implique une stratégie économique et sociale d'insertion dans la ville ou dans l'environnement rural, c’est pourquoi cela équivaut à lutter contre la pauvreté. Cela englobe également former des citoyens responsables et informés, capables d'influencer la gestion démocratique de leurs communautés et villes. Les pratiques locales sont des témoignages de l'effort social, de la citoyenneté responsable et des luttes contre la marginalisation, contre la ségrégation sociale et urbaine, contre la confiscation et l'appropriation privée des biens de propriété collective. Les efforts que fournissent les communautés pour améliorer leur habitat n'absolvent pas l'Etat de ses obligations envers les citoyens et les résidants. Les gouvernements ont le devoir de protéger les citoyens des délogements, de la confiscation, de la discrimination, de la corruption, du manque d’accès aux services, de la répression envers les défenseurs de droits de l'homme, et de toute autre violation. Le droit international et les engagements pris par les gouvernements envers les objectifs de développement signés lors des sommets globaux, y compris le Sommet du Millénaire et le Sommet Mondial sur le Développement Durable, reconnaissent le droit à la terre et au logement suffisant. Bien qu'il soit difficile que ces derniers soient intégralement et systématiquement appliqués, ces engagements et instruments guidant les états et les sociétés ont été élaborés depuis longtemps et continuent de servir de ressource et de références et devraient être appliqués à tous les aspects du développement. |
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