À l’occasion de la réunion du G7 pour le développement urbain durable, les syndicats de locataires du monde entier demandent l’inclusion des initiatives de la société urbaine.

Housing activists gathered in Crown heights to protest alleged tenant harassment and call on the state to cancel rent. Scott Heins/Getty Images

Housing activists gathered in Crown heights to protest alleged tenant harassment and call on the state to cancel rent. Scott Heins/Getty Images

À l’occasion de la réunion du G7 pour le développement urbain durable à Potsdam les 12 et 13 septembre, les syndicats de locataires du monde entier exigent l’inclusion d’initiatives de la société urbaine ++++ Les militants locaux n’ont été ni informés ni invités. +++++ “Des mesures comme la socialisation prévue des grandes sociétés immobilières à Berlin devraient être un élément central de la stratégie contre la crise mondiale du logement”.

À l’occasion de la réunion du G7 pour le développement urbain durable qui se tiendra les 13 et 14 septembre 2022 à Potsdam, des initiatives de la société urbaine du monde entier appellent les ministres des États participants à prendre des mesures sérieuses concernant leur propre programme de “réduction de la pauvreté et d’inclusion sociale dans les villes”.

Les activistes urbains des villes concernées se sont unis car aucun d’entre eux n’a été invité ou informé du sommet du G7. Le G7 prône la démocratie, mais néglige d’inclure les personnes qui subissent chaque jour les effets dévastateurs de la gentrification et qui ont élaboré des stratégies pour leurs villes.

Un sommet qui exclut les représentants organisés de la société urbaine est un événement symbolique. Si les décideurs internationaux du G7 prenaient au sérieux les structures démocratiques et la transparence, ils auraient invité des activistes urbains et des initiatives de quartier à participer à leur conseil. Ces initiatives locales se mobilisent depuis des décennies contre la gentrification et la vente de leurs villes. Ils sont les experts du développement urbain social et durable.

“La crise mondiale du logement est causée par un marché immobilier largement non réglementé et basé sur le profit. Les décideurs politiques, tels que le G7, doivent réguler ces acteurs et s’assurer qu’il existe un accès à un logement abordable pour tous. Des mesures telles que la socialisation prévue des grandes sociétés immobilières à Berlin devraient constituer un élément central de la stratégie de lutte contre la crise mondiale du logement”, souligne Hilde Sommerzeit.

En septembre 2021, 59,1 % des citoyens de Berlin ont voté en faveur de la socialisation des grandes sociétés immobilières. La constitution allemande autorise l’expropriation en tant que mesure visant à préserver les intérêts du grand public. La base juridique de la socialisation est actuellement en cours de négociation à Berlin.

Balakrishnan Rajagopal, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit au logement, a souligné la dimension mondiale du problème du logement lors du congrès de socialisation de cette année à Berlin : “Le droit humain au logement ne doit plus être subordonné aux besoins de l’économie. Nous avons besoin d’un retour aux valeurs partagées par les Nations Unies”.

Les habitants des villes ont besoin de mesures efficaces. Une réunion du G7 qui ne remet pas en cause les mécanismes économiques qui sous-tendent la crise du logement reste un tigre édenté.

Nous, iniatives du mouvement mondial des locataires, appelons à la socialisation du logement comme solution durable à la crise mondiale du logement ! Les militants de toutes les nations doivent rejoindre les ministres d’État au sommet du G7 pour faire du droit humain au logement un élément central de leur programme.

Nos villes – dans le monde entier – ont besoin de justice en matière de logement maintenant !

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